Juin 302013
 

Tout d’abord, encore un article paru l’année prochaine dans la presse grand public (1.80m et plus) :

Une partie des manuscrits de Pasjmm(°) ont été exposés dans « Lectures d’un manager-coach ». Ils montrent que les Chroniques Iniques ne se sont pas écrites en un jour.

C’est l’une des plus grandes découvertes archéologiques du XXIe siècle, qui a déclenché espoirs et polémiques parmi les Managers et Leaders, ainsi qu’une incroyable course au trésor. Les manuscrits de Pasjmm (pour Paladru/Saint Julien Molin Molette), qui feront l’objet d’une exposition jusqu’au 11 juillet 1987, drainent encore un parfum de mystère. «Ces textes nous rapprochent du big bang des Chroniques Iniques, livre fondateur et innovateur du management ancien. » explique Archimèdes Gédéon Levier, spécialiste des manuscrits en hébrite ancien et moldo-samovar au Centre de Paléographie Managériale, « Avec cette découverte, on a gagné mille ans, 2 jours et 25 minutes de connaissances.»

Les nouveaux documents disponibles semblent être une éloge de la complaisance, avec son cortège d’avantages et d’immobilismes :

« Nous pouvons et nous devons être fiers de ce que nous avons accompli ces dernières années. Notre entreprise a cru, a traversé les crises, sans jamais cesser de croître. Et cela, malgré la concurrence et l’adversité. Nous le devons à notre travail, aux organisations que nous avons su faire vivre, aux processus que nous avons développés et maintenus, aux pratiques que nous avons ancrées dans notre culture, car cela était juste et bon. Certes, aujourd’hui, les difficultés semblent plus ardues qu’à l’habitude. Certaines de nos solutions systématiques ne marchent plus aussi bien. Il y a des Cassandre pour nous dire que ces vieilles solutions, ces vieilles pratiques ne sont plus adaptées au contexte et aux problèmes d’aujourd’hui. Mais qui sont-ils ces fourbes pour mettre en doute ce que nous avons établi avec succès pendant tant d’années ? En vérité, je vous le dis : notre expérience a fait ses preuves et la remettre en question est une fausse approche. Nous devons continuer à bâtir sur cette expérience, car c’est elle qui nous a amené jusqu’ici et nous en sommes à la fois fiers et heureux. Ils ne peuvent pas comprendre, ces nouveaux, qu’un changement même minime de ces pratiques bien rodées et reconnues conduirait à une perte d’efficacité immédiate. Ne changeons pas une équipe qui gagne ou qui a gagné. Ne changeons pas les pratiques qui gagnent ou qui ont gagné. Ne changeons rien et soyons fermes dans le maintien de ce qui est : le monde s’ajustera à nous et pas le contraire. C’est comme ces jeunes ! Certains, élevés au grain et aux bonnes pratiques, sont de bons jeunes, de jeunes bougres. Mais d’autres n’ont rien compris et ils croient tout savoir ! Et que je suis connecté, et que je change constamment d’activité, et que je cherche le confort plutôt que l’effort ! Mais où allons-nous ? Heureusement, nous saurons les mettre dans le droit chemin…enfin ceux qui voudront bien ! C’est pour cela qu’on les classe en génération Y ou Z : cela permet de mieux comprendre leurs errances et de mieux adapter notre management afin de les faire rentrer dans le rang. Car nous sommes flexibles, nous les sages, les chefs : nous sommes capables de nous adapter un temps, celui de les capter ces fourbes et de les mettre au pli.

Alors bien sûr me direz-vous, il y a des skippies pour dire que le fait de se complaire de la performance passée et des moyens mis en œuvre pour l’obtenir est un piège cruel. Ils disent que ceux qui se laissent prendre dans la complaisance sombrent dans un immobilisme froid, animé des seules justifications concernant ce monde qui ne comprend plus l’entreprise. Le plus grand piège de la complaisance se trouve dans l’innovation. Nombre d’entreprises ont eu du succès par le passé avec des innovations issues de processus structurés et couteux. Or notre monde aujourd’hui évoluerait à une telle vitesse que ces processus d’innovation sont dépassés, trop lents, inadaptés. Mais il semble impossible aux personnes dans la complaisance d’oser changer. Ils disent, ces skippies, que se féliciter de la performance passée est une chose, s’y complaire en est une autre. Sortir de la complaisance, c’est accepter de regarder le monde, le marché, la concurrence tels qu’ils sont et non pas tels qu’on voudrait qu’ils soient. Il s’agit d’identifier et de remettre en questions les certitudes qui ont fait la culture de l’entreprise. Ce sont vraiment des loufoques ces skippies ! Ils disent que la pensée binaire, celle qui consiste à voir uniquement du blanc ou du noir, du bien ou du mal, du profitable ou du coûteux, maintiendrait efficacement dans la complaisance. Ben voyons ! Et comment faudrait-il raisonner ? En niveaux de gris ? C’est vraiment pratique pour décider alors…Non mais… et ils insistent en disant que l’aversion au risque, amplifiée par la pensée binaire est le moyen de sceller définitivement l’entreprise dans l’immobilisme de la complaisance. Ah ben c’est rassurant ! Et je fais quoi moi maintenant ?…Je demande à un fourbe de la génération Z de m’expliquer le monde ?… Quoique, c’est pas idiot çà… oui mais mes chefs : ils voudront jamais ! »

Les Chroniques Iniques, pages 12-23, Juctobre 2012

Quelques lectures d’ici de prochaines publications des Chroniques Iniques :

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