Après plus de trente ans de pratique, d’expérimentations, d’ébullitions en équipe, de difficultés surmontées ensemble ou seul, d’échecs instructifs et de succès encourageants, il est temps de penser à la transmission !

Même si j’agis encore en mentor auprès d’équipes et de dirigeants, mettre à disposition ce que je retiens d’essentiel de cette partie de mon expérience professionnelle auprès de tous ceux et celles qui seraient intéressés, et qui pourraient en faire quelque chose, a du sens pour moi. Une façon de clore ce parcours en quelque sorte… J’ai bien dit clore ce parcours, parce que j’en ouvre un autre !

J’ai choisi les livres comme une des formes de transmission, en ouvrant en autoédition la collection « Les Chroniques Iniques ».

Cette collection s’intéresse aux transformations managériales, notamment vers l’Agilité. En parallèle, des articles du blog « Agile Freeride » donnent des éclairages et points de vue particuliers. Aborder les transformations managériales de façon didactique peut satisfaire l’ego de l’auteur mais ne sera que très rarement utile au lecteur, car une transformation managériale est un phénomène complexe dont les nombreux éléments en interaction ne se laissent pas disséquer ! Il faut nous rendre à l’évidence : il n’ y a pas de recette et ceux qui prétendent avoir des solutions ou des méthodes qui rendent ces transformations aisées seront aussi déçus que leurs clients. Ces ouvrages ne constituent ni une progression pédagogique, ni un parcours obligatoire. Ils abordent une même question — comment transformer des organisations réelles — depuis des régimes différents : narratif, paradoxal, opérant, souterrain, formel et critique.

Cohérence d’ensemble

Ces ouvrages ne constituent ni une progression pédagogique, ni un parcours obligatoire. Ils abordent une même question — comment transformer des organisations réelles — depuis des régimes différents : narratif, paradoxal, opérant, souterrain, formel et critique. Leur cohérence ne tient pas à l’unité de ton ou de méthode, mais à la constance du regard porté sur les conditions réelles de la transformation, et à la méfiance partagée envers les solutions trop simples pour être honnêtes.Leur cohérence ne tient pas à l’unité de ton ou de méthode, mais à la constance du regard porté sur les conditions réelles de la transformation, et à la méfiance partagée envers les solutions trop simples pour être honnêtes.

L’approche des ouvrages de la collection est celle qui permet au lecteur de s’imprégner des expériences réelles déjà vécues, non pas sous forme de recommandations mais plutôt en le plaçant d’abord dans un rôle d’obervateur puis dans son rôle d’acteur en associant sa propre expérience à ses lectures. Ce rôle d’observateur ne peut exister de façon complète que par la littérature ou les films : c’est le but du premier ouvrage de la collection intitulé :

paru en Octobre 2023

Cet ouvrage permet l’observation d’une transformation managériale qui se déroule sous nos yeux, avec ses difficultés, ses succès, ses moments de doute, ses jeux politiques.

Les Contes de la Connerie Collective abordent les phénomènes organisationnels par le détour du récit.
Ils mettent en scène des situations ordinaires, reconnaissables, parfois absurdes, où les mécanismes collectifs prennent le pas sur les intentions individuelles.

Le choix de la forme narrative n’a rien d’un adoucissement. Il permet de rendre visibles, sans les nommer immédiatement, les logiques à l’œuvre dans les systèmes humains : effets de groupe, déplacements de responsabilité, rationalisations a posteriori, fidélité paradoxale à ce qui dysfonctionne.

Les Contes ne cherchent ni à expliquer ni à corriger. Ils installent un espace de reconnaissance. Leur fonction dans la collection est de préparer le regard, en donnant au lecteur la possibilité de voir sans être sommé de comprendre.

Le Tao de la Connerie Ordinaire

paru le 6 mars 2024

Le Tao de la connerie ordinaire explore l’aspect individuel et tout ce qu’il suffit de faire pour freiner ou bloquer une transformation.

Le Tao de la Connerie Ordinaire adopte une forme aphoristique et paradoxale pour explorer les dynamiques les plus subtiles de la transformation.
Il s’intéresse moins aux actions visibles qu’aux mouvements internes : ce qui se crispe, ce qui se détend, ce qui se déplace sans bruit.

À rebours des injonctions managériales classiques, le Tao interroge les effets produits par la volonté de maîtrise, l’obsession du contrôle et la confusion entre mouvement et agitation. Il ne propose pas une voie à suivre, mais une série de déplacements de regard.

Dans la collection, le Tao occupe une place singulière : celle d’un texte de décadrage, qui invite à agir moins vite, à écouter davantage et à reconnaître ce qui se transforme sans effort apparent.

Au coeur du chaos

paru le 29 mars 2025

Au coeur du chaos explore les attitudes, approches et compétences, ainsi que les 5 processus utiles à l’exploration des territoires incertains, pré-requis systématique à toute innovation de rupture.

Au cœur du chaos s’inscrit explicitement dans une intention de compréhension et de transformation.
Il aborde les situations d’incertitude, de rupture et de complexité non comme des anomalies à corriger, mais comme des états structurels dans lesquels les organisations évoluent durablement.

L’ouvrage propose des cadres de lecture et des repères opérants pour agir sans chercher à réduire artificiellement la complexité. Il s’adresse à ceux qui doivent décider, accompagner ou tenir une direction lorsque les repères habituels cessent de fonctionner.

Dans les Chroniques iniques, Au cœur du chaos joue un rôle central : il articule lucidité et action, sans promettre de contrôle, mais sans renoncer à la responsabilité de transformer.

Murmures d’organisations

à paraitre 2026

Murmures d’organisation explore les croyances silencieuses qui orientent les comportements collectifs et freinent les transformations, souvent à l’insu de ceux qui les portent.

Il s’intéresse à ce qui se dit peu, à ce qui se transmet sans être formulé, et à ce qui structure durablement les décisions.

L’ouvrage propose une traversée progressive de ces croyances, en combinant cadres conceptuels, scènes narratives et outils de réflexion. Il vise à rendre perceptible ce qui, d’ordinaire, agit en arrière-plan.

Dans la collection, Murmures d’organisation occupe la fonction d’un travail en profondeur : il permet d’identifier les résistances invisibles et d’ouvrir des pistes de transformation là où les méthodes échouent faute de les avoir reconnues.

Le tractatus logico-innovatus

à paraitre 2027

Le Tractatus logico-innovatus adopte une forme volontairement austère et fragmentaire pour interroger les conditions mêmes de l’innovation et du changement.

Inspiré des logiques formelles, il énonce des propositions minimales, numérotées, parfois dérangeantes, qui mettent à l’épreuve les évidences managériales contemporaines.

Ce texte ne cherche ni à convaincre ni à illustrer. Il contraint le lecteur à penser par lui-même, en confrontant ses certitudes à une logique qui ne cherche pas à être aimable.

Dans les Chroniques iniques, le Tractatus joue un rôle de mise sous tension conceptuelle. Il rappelle que toute transformation repose sur des hypothèses implicites, et que les rendre visibles est déjà un acte de transformation.

Traité de physique de la connerie ordinaire

à paraitre 2027

Le Traité de physique de la Connerie Ordinaire aborde les phénomènes organisationnels par un détour radical : leur appliquer, jusqu’à leurs limites, les grands cadres de la physique contemporaine.

Mécanique, thermodynamique, cybernétique, quantique et relativité y sont mobilisées non comme métaphores pédagogiques, mais comme régimes formels permettant de décrire ce qui résiste obstinément à toute simplification.

L’ouvrage ne cherche ni à expliquer les individus, ni à proposer des leviers de transformation. Il décrit, avec une rigueur volontairement excessive, la manière dont la connerie ordinaire se propage, se conserve, se localise, se verrouille et courbe les systèmes qui tentent de la corriger.

Dans la collection, le Traité occupe une place limite. Il ne guide pas l’action. Il en éclaire les conditions négatives. Il montre ce qui se produit lorsque les cadres de la transformation sont mal posés, lorsque les vitesses sont confondues, et lorsque l’on cherche une théorie unifiée là où l’incompatibilité est structurelle.