Oct 252014
 

Un document fondamental a été retrouvé récemment. Ce document est l’objet d’une guerre sans merci entre le GLAS (Groupe des Leaders Auto Satisfaits) et l’IPM (Institut de Paléographie Managériale). Il s’agit du « Tao de la Connerie Ordinaire ». Il semble que cet ouvrage soit une partie intégrante des Chroniques Iniques, même s’il est difficile parfois de dire qui, du Chef ou du Skippy, a rédigé certains chapitres.

Les chercheurs de l’IPM vous livrent cette semaine le fruit de leur travail acharné sous la forme d’un chapitre supplémentaire du Tao de la Connerie Ordinaire :

IV

Le Chef cherche l’Innovation.

Devant l’Incertitude du futur,
Le Chef demande au Bougre des chiffres.
Les chiffres sont faux, le Bougre le sait, le Chef le sait.
Le Chef a besoin des chiffres faux pour connaitre l’avenir à venir.

Lorsqu’il est prêt, le Chef réalise un miracle.
A partir des chiffres faux, il crée la Vérité, et il la nomme l’Objectif.
Plus le terme est loin, plus les chiffres sont faux
Plus les chiffres sont faux, plus l’Objectif est précis.

Ainsi le Chef a fait son travail,
Dans le rêve du futur.
C’est alors au Bougre de changer le faux en vrai,
Dans la réalité du présent.

Dans l’Incertitude, décide de ce qui doit être Vrai,
C’est une Certitude.
Là est le Tao de la Connerie Ordinaire.

Et réciproquement.

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Pour aller moins loin :

il peut être bon de relire les conseils du chapitre d’ouverture de l’ouvrage en pointant ou en cliquant ici

Pour aller plus loin :

Juil 142014
 

Un nouveau document pré-apocalyptique très difficile à traduire est enfin publiable ! Il s’agit d’un nouveau texte original rédigé de la main de notre manager préféré : Le Chef.

Nota : Les chercheurs de l’Institut de Paléographie Managériale précisent que toute ressemblance, même lointaine, avec quelque situation entrepreneuriale, passée, présente et future, et qui pourrait amener le lecteur à réfléchir, est de la responsabilité du Chef, disparu dans notre futur lointain.

«Vraiment, maintenant, je fais le constat que les gens s’ennuient pendant mes présentations. Comme quoi, il n’y a plus de passion pour le travail. Nous, les managers, devons porter nos équipes à bout de bras. Surtout avec les jeunes ! Alors eux, pour s’en foutre, ils s’en foutent ! Mais qu’allons –nous devenir ? Qui va payer nos retraites ? Alors bien sur, me direz-vous, il y a des gens qui font des présentations que le public applaudit. Ben oui ! Eh bien ces gens là ne sont sans doute pas pris dans le quotidien des décisions sous pression ! Et puis, comme toujours, il y a des individus qui se croient au dessus de la mêlée : les Skippies !  Ils disent qu’une présentation, c’est d’abord une histoire que l’orateur partage avec son public. Que le public est d’autant plus enclin à la recevoir cette histoire que cette histoire l’implique directement sur tous les plans : rationnels comme émotionnels. Pour une présentation motivante et engageante, ces grands gourous préconisent (voir livre « resonate » en lien à la fin de l’article) :

L’authenticité de l’orateur en trois points : honnêteté (vis à vis du public, vis à vis de vous-même), unicité (vous seul avez l’expérience qui est la vôtre avec ses succès, échecs et anecdotes : c’est cette différence qui compte), sans compromis (si vous croyez vraiment ce que vous dites, alors ne reculez pas devant la résistance, ne changez pas d’avis, écoutez pour mieux convaincre sans contraindre) (voir livre « Manager avec les Accords Toltèques »)

D’exprimer l’intention plutôt que les objectifs. L’exemple du discours de Martin Luther King qui ne parle quasiment que du présent et de son intention est frappant. « I have a dream » disait-il, et son discours décrit son rêve ici et maintenant. Il décrit son intention et comment les gens peuvent le rejoindre dans cette intention et agir. (voir la vidéo « I have a dream »)

– De raconter une histoire, qui s’adresse à l’éthique (les valeurs et expériences partagées), à l’émotionnel (les ressentis de plaisir et de douleur) et à la logique (par la structure de votre discours : il y a une intention, des émotions et vous apportez des preuves que votre intention est réaliste, réalisable par des actions concrètes dès maintenant), (voir la vidéo « comment s’exprimer pour que les gens aient envie d’écouter »)

Et enfin, ces illuminés racontent que le véritable  héros n’est ni l’entreprise, ni moi l’orateur, c’est le public ! Ben voyons, alors avec ce genre de raisonnement le leader est le mec qui se tient derrière son groupe… tiens… ça me rappelle une histoire… avec des oies… Mais je m’insurge ! Car finalement, ce qui compte pour nous managers et leaders, c’est que nos messages soient bien compris de nos salariés. C’est pourquoi, je fais toujours en sorte d’axer mes communications sur les faits, rien que les faits. Surtout si la présentation que je dois faire est destinée à annoncer ou à commencer un changement à venir. Par l’expérience partagée des managers, il est possible maintenant de dire que, pour moi le Chef,  les caractéristiques d’une bonne présentation sont :

-Elle contient des faits, rien que des faits : cela clarifie le discours
-Elle est centrée sur entreprise, qui est notre raison de vivre
-Elle positionne l’orateur d’emblée comme celui à suivre (mes subalternes doivent et finiront par reconnaître en moi leur héros en quelque sorte)
-Elle décrit les objectifs à atteindre avec précision, dans le détail, nous prendrons le temps qu’il faudra pour tout couvrir.

Et puis, personnellement,  je mets tout le monde à l’aise pendant l’introduction de mes présentations ;  j’explique bien que je joue la transparence totale avec le public, que je reste ouvert à toutes les questions si on en a le temps, bien sûr, en fin de présentation.

Curieusement, le plus souvent, peu (ou pas) de questions me sont posées en fin de présentation, même si on en a le temps et que le sujet est passionnant. Je les vois bailler ces bougres, alors que je leur présente des chiffres cruciaux pour l’entreprise. Et puis ça ne rate jamais : il y a toujours un fourbe pour me poser une question sur un sujet confidentiel… J’explique alors que je ne peux pas répondre et là voilà qu’il rétorque que je ne suis pas transparent comme je l’avais annoncé… non mais ils comprennent vraiment rien à rien !  Mais peut-être que transparence n’est pas le mot adéquat finalement… la prochainement fois, je parlerai d’authenticité pour voir… après, il me restera à l’être… authentique… ben j’ai pas le cul sorti des ronces ! »

Les Chroniques Iniques, pages de la connerie ordinaire, 1514 vers 17h

Quelques lectures et vidéos qui illustrent cet article :

  • Martin Luther King : discours à écouter sous l’angle des critères énoncés par les Skippies

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