Mai 012016
 

« A la racine du mensonge se trouve l’image idéalisée
Que nous avons de nous-mêmes et que nous souhaitons imposer à autrui. »
Anaïs Nin

LXIX

Tout Bougre a un Chef
Tout Chef a au moins un Bougre.

Sache-le, petit, le Bougre se manipule,
Pour qu’il avance plutôt qu’il recule
Le défi est bien faible et la tâche est aisée,
Car le Bougre offre bien des points d’entrée,
Les voici, du plus visible au mieux caché :

La Bougre a Peur de perdre la relation
Car cela l’amènerait à se Découvrir

Le Bougre a Peur de se Découvrir
Car cela pourrait le forcer à Changer

Le Bougre a Peur du Changement
Car cela pourrait l’entrainer vers sa Disparition

Le Bougre a Peur de sa Disparition
Car cela lui rappelle ses Responsabilités

Le Bougre a Peur de la Responsabilité
Car cela le confronte à sa triste Réalité.

Sois un Chef !
Montre que Relation vaut Soumission
Montre qu’être Bougre vaut Continue Amélioration
Montre que le Chef Sait alors que le Bougre est Incertain
Montre que le Bougre sans Chef est Éphémère
Montre que le Chef seul permet les Décisions
Le Bougre alors ne saura trancher entre Réalité et Illusion.

Oublier que nous sommes tous Bougres de nous-mêmes,
Là est le Tao de la Connerie Ordinaire

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Pour aller moins loin :

Qu’est-ce que les Chroniques Iniques ?

Qu’est-ce que le Tao de la Connerie Ordinaire ?

il peut être bon de relire les conseils du chapitre d’ouverture du Tao en pointant ou en cliquant ici

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Des livres !

TitreAuteur(s)Premier ArticleCouverture & Lien vers Amazon
Relations et Jeux de PouvoirCrèvecoeur (J.J.)Manipulation
Le Pouvoir de la VulnérabilitéBrown (B.)Vulnérabilité
Manager avec les accords toltèques : Une nouvelle voie vers l'intelligence collectiveAubourg (L.) & Lecointre (O.)Les éléments favorables à l’émergence de la complexité en entreprise (1/3)
Les Lois Fondamentales de la Stupidité HumaineCipolla (C.M.)Le Tao de la Connerie Ordinaire (XI) : Révélations
La vérite sur ce qui nous motivePink (D.)Motivation 3.0
L'invention de la réalité - contributions au constructivismeWatzlawick (P.)L’invention de la réalité
ChangementsWatzlawick (P.), Weakland (J.) & Fish (R.)Changements… encore… et pourtant !
Une carte n'est pas le territoire : Prolégomènes aux systèmes non aristotéliciens et à la sémantique généraleKorzybsky (A.)Tours de cartes…
L'analyse transactionnelle : pour un mieux-être du corps et de l'âmeLenhardt (V.)Des rituels ?… Au boulot ?…
Petit traité de l'abandon (Le)Jollien (A.)Questions de sens
Des Jeux et des hommesBerne (E.)Comment augmenter efficacement votre stress en toute autonomie ?
Les stratégies absurdes : Comment faire pire en croyant faire mieuxBeauvallet (M.)Les Chroniques Iniques : Comment décourager les meilleurs
The Antidote: Happiness for People Who Can't Stand Positive ThinkingBurkeman (O.)Les Chroniques Iniques : Comment éviter de sombrer dans l’empathie
Génération Q.E.Haag (C.) & Séguéla (J.)Les Chroniques Iniques : Comment éviter de sombrer dans l’empathie

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Avr 022016
 

“Il faut plus de courage pour changer son point de vue que lui rester fidèle.”
Friedrich Hebbel

LXVI

Bougre,
Ne montre aucune faille !
Que personne ne puisse percevoir
Tes doutes, tes craintes, tes carences.
De ton Chef, tu es le GI
Dans ton équipe, de ce qui se passe tu dois tout savoir,
Sois exigeant et évite toute remontrance.

Tu doutes ?
Deux solutions :
N’y pense plus,
Et rejoins l’illusion de la sérénité
Ou
Imagine une explication
qui te semble absolue,
Et retrouve l’illusion de la sérénité.

Surtout,
Jamais ne regarde, ni n’écoute, ni ne demande,
Ce serait montrer une potentielle vulnérabilité
Que d’autres ne manqueraient pas d’utiliser
Pour aller sur tes plates-bandes.

Là est le Tao de la Connerie Ordinaire
Et réciproquement.

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Pour aller moins loin :

Qu’est-ce que les Chroniques Iniques ?

Qu’est-ce que le Tao de la Connerie Ordinaire ?

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Le Pouvoir de la VulnérabilitéBrown (B.)Vulnérabilité
Manager avec les accords toltèques : Une nouvelle voie vers l'intelligence collectiveAubourg (L.) & Lecointre (O.)Les éléments favorables à l’émergence de la complexité en entreprise (1/3)
Les Lois Fondamentales de la Stupidité HumaineCipolla (C.M.)Le Tao de la Connerie Ordinaire (XI) : Révélations
La Fin du management : Inventer les règles de demainHamel (G)La fin du management ?
La vérite sur ce qui nous motivePink (D.)Motivation 3.0
Une carte n'est pas le territoire : Prolégomènes aux systèmes non aristotéliciens et à la sémantique généraleKorzybsky (A.)Tours de cartes…
Le cinquième Accord ToltèqueRuiz (Don M.) & Ruiz (J.)Les accords toltèques et le manager-coach
Chevaucher son tigre : L'art du stratagème ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simplesNardone (G.)Chevaucher son Tigre
Petit traité de l'abandon (Le)Jollien (A.)Questions de sens
Des Jeux et des hommesBerne (E.)Comment augmenter efficacement votre stress en toute autonomie ?
Les responsables porteurs de sens : Culture et pratique du coaching et du team-buildingLenhardt (V.)Des stimulations ?… Au bureau ?
The Antidote: Happiness for People Who Can't Stand Positive ThinkingBurkeman (O.)Les Chroniques Iniques : Comment éviter de sombrer dans l’empathie
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Oct 172015
 

“Le problème quand on a perdu ses lunettes
c’est que l’on est obligé de les retrouver
pour pouvoir les chercher.”
Gustave Parking

XLVII

Sois un Chef !

Ne fais pas confiance au Bougre
Sauf s’il te rapporte un Problème.
Ne doute pas de la précision
Ni de la complétude de l’Énoncé.
Fonce sur la première idée de Solution,
Que t’inspire ton expérience infinie.
Doute du Bougre,
Pas du Problème.
Travaille sur la Solution,
Et oublie le Problème
Jusqu’à ce que le Problème soit connu
Comme étant la difficulté
A mettre en oeuvre
Sa propre Solution.
Alors là,
Tu incarneras pleinement
le Tao de la Connerie Ordinaire
Et réciproquement

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Pour aller moins loin :

Qu’est-ce que les Chroniques Iniques ?

Qu’est-ce que le Tao de la Connerie Ordinaire ?

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La DécisionBerthoz (A.)Le Tao de la Connerie Ordinaire : Décision

Les Employés d'abord, les Clients ensuite !Nayar (V.)Enoncé
Booster l'intelligence collective: La stratégie agile de transformation durable des organisations Olivier D'HerbemontLe Tao de la Connerie Ordinaire : Processus...
Les Lois Fondamentales de la Stupidité HumaineCipolla (C.M.)Le Tao de la Connerie Ordinaire (XI) : Révélations
Manager avec les accords toltèques : Une nouvelle voie vers l'intelligence collectiveAubourg (L.) & Lecointre (O.)Les éléments favorables à l’émergence de la complexité en entreprise (1/3)
The Medici Effect: Breakthrough Insights at the Intersection of Ideas, Concepts, and CulturesJohansson (F.)L’effet Medicis
La vérite sur ce qui nous motivePink (D.)Motivation 3.0
ReworkFried (J.) & Heinemeier Hansson (D.)Challenger nos certitudes ?
Chevaucher son tigre : L'art du stratagème ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simplesNardone (G.)Chevaucher son Tigre
Petit traité de l'abandon (Le)Jollien (A.)Questions de sens
Innovation Jugaad. Redevons ingénieux !Radjou (N.), Prabhu (J.) & AHUJA (S.)Chroniques Iniques : Comment éliminer une partie des opportunités de progrès avec bonne conscience ?
Les stratégies absurdes : Comment faire pire en croyant faire mieuxBeauvallet (M.)Les Chroniques Iniques : Comment décourager les meilleurs
Effectuation: Les principes de l'entrepreneuriat pour tousSilberzahn (P.)Le Tao de la Connerie Ordinaire (V) : Ressources
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La DécisionBerthoz (A.)Le Tao de la Connerie Ordinaire : Décision

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Août 152015
 

“Trop de connaissance ne facilite pas les plus simples décisions.”
Frank Herbert

XXXVIII

Passer du temps à chercher comment faire porter
Aux chiffres ,
Aux Bougres,
Aux concurrents,
Aux marchés,
Aux autres,
La responsabilité de nos décisions passées et futures,
Là est le Tao de la Connerie Ordinaire
Et réciproquement

LCI Tao Connerie Ordinaire

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Qu’est-ce que les Chroniques Iniques ?

Qu’est-ce que le Tao de la Connerie Ordinaire ?

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Deux articles  :

De la lecture !

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La DécisionBerthoz (A.)Le Tao de la Connerie Ordinaire : Décision

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Les stratégies absurdes : Comment faire pire en croyant faire mieuxBeauvallet (M.)Les Chroniques Iniques : Comment décourager les meilleurs
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Effectuation: Les principes de l'entrepreneuriat pour tousSilberzahn (P.)Le Tao de la Connerie Ordinaire (V) : Ressources

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Juil 142015
 

« L’idée de se dégager de l’emprise de l’Ego peut nous laisser perplexes,
sans doute parce que nous touchons à ce que nous croyons être
notre identité fondamentale. »
Mathieu Ricard

« L’enfer, c’est les autres… »
Jean-Paul Sartre

XXXV

Cultive l’Ego,
Il est ton histoire
Il est Toi, ton image, ton identité

Il est ta permanence,
Il sait quand te protéger
Il sait qui tu dois aimer ou détester.

Il te distingue des autres
Comme on sépare le bon grain de l’ivraie

Il développe tes Certitudes et
Renforce ta subjectivité que nous appellerons Expérience

Il est ta confiance, tu lui dois ta confiance
Jamais il ne te trahira, tant que tu le suivras,
Et réciproquement.

Là est le Tao
De la Connerie Ordinaire.

LCI Tao Connerie Ordinaire

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Art de la méditation (L')Ricard (M.)EGO
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Du vrai, du beau, du bien : Une nouvelle approche neuronaleChangeux (J.P.)EXCLUSIF ! Le premier manuscrit des Chroniques Iniques dévoilé !

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Mai 162015
 

« L’invention, c’est le progrès d’une pensée qui change au fur et à mesure qu’elle prend corps.
C’est un processus
vital, quelque chose comme la maturation d’une idée. « (Henri Bergson)

 XXX

Dans la recherche de l’Innovation

Lorsque chaque étape doit être un succès
pour ne jamais revenir en arrière

Lorsque revenir en arrière est un Échec
Et que l’Échec entraine la Sanction

Lorsque la Sanction punit de n’avoir pas su prévoir l’Avenir
Et demande au Bougre d’être plus Fiable dans le Futur

Lorsque la Fiabilité porte sur le fait de s’engager à éliminer les Risques
En toute Incertitude et à en porter la Responsabilité

Alors là est le Tao de la Connerie Ordinaire
Et réciproquement

LCI Tao Connerie Ordinaire

 

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Booster l'intelligence collective: La stratégie agile de transformation durable des organisations Olivier D'HerbemontLe Tao de la Connerie Ordinaire : Processus...
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Introduction à la pensée complexeMorin (E.)Appréhender la complexité ?
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The Other Side of Innovation: Solving the Execution ChallengeGovindarajan (V.)Innover ? Ah bon ?
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Scrum : Le guide pratique de la méthode agile la plus populaire - 2ème éditionAubry (C.)Comment rendre complexe des situations simples avec efficacité ?
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Déc 132014
 

« La crainte d’une catastrophe est souvent plus douloureuse que sa révélation, car, ou le mal certain est irrémédiable, ou, s’il est connu à temps, il peut être réparé. » (W.Shakespeare).

Le Tao de la Connerie Ordinaire, c’est la Voie, c’est le « Comment ». Comment les choses arrivent, comment les choses se transforment par l’influence ou l’absence du management. Le Tao de la Connerie Ordinaire est un principe fondateur de toutes choses. Les chercheurs de l’IPM publient aujourd’hui et ici, leur traduction la plus récente : « Révélations » :

XI

La caractéristique d’une grande Connerie
Réside dans son adhésion exclusive au Tao.

Le Tao est éternel, il est la source, le fleuve et l’océan.
Il est la pluie qui inonde et crée la source.

Et ceci, d’après le Skippy
C.M. Cipolla,
pour quatre
raisons :

« Chacun sous-estime le nombre des Adeptes du Tao de la Connerie Ordinaire dans le monde.

Il n’est pas d’indice, autre que la Connerie Ordinaire, permettant d’identifier un Adepte du Tao.

L’Adepte de la Connerie Ordinaire est celui qui cause perte aux autres sans bénéfice pour lui-même.

Les non-pratiquants oublient sans cesse que traiter avec un Adepte du Tao relève systématiquement de l’Erreur. »

Là est le Tao de la Connerie Ordinaire,
Et réciproquement.

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Pour aller moins loin :

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Des Livres :

Le livre de C.M. Cipolla : « Les lois fondamentales de la stupidité humaine »

TitreAuteur(s)Premier ArticleCouverture & Lien vers Amazon
Les lois fondamentales de la stupidité humaineCipolla (C.)
La vérite sur ce qui nous motivePink (D.)Motivation 3.0
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Petit traité de l'abandon (Le)Jollien (A.)Questions de sens
Des Jeux et des hommesBerne (E.)Comment augmenter efficacement votre stress en toute autonomie ?
Les stratégies absurdes : Comment faire pire en croyant faire mieuxBeauvallet (M.)Les Chroniques Iniques : Comment décourager les meilleurs

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Fév 172013
 

 

La semaine de 4 heures… Quel titre !

Si seulement… mais, ce serait sans compter cette impression de surcharge de travail, ces interruptions permanentes, ces sollicitations multiples et non maitrisées, surtout par email ! Ah…les mails, ils s’empilent et ajoutent parfois à la pression : qu’est-ce que je suis en train de louper comme information ou pire comme demande qui me serait adressée ? Et dès que je rentre dedans, voilà que je me prends à lire ou à répondre à des trucs de moindre importance comme s’il s’agissait de trucs importants, mais finalement qu’est-ce qui est vraiment important quand tout est important ou urgent ? Et puis il y a ces changements de priorités, soudains et parfois difficiles à comprendre et qui me prennent un temps fou. Et le classement en répertoires emboités à l’infini sur l’ordinateur ? Et ce fameux dossier ou email qui traite de trois choses différentes et importantes ? Il devrait apparaître dans trois répertoires différents… j’en fais deux copies ? Je le mets dans le répertoire le plus concerné et j’essaie de me souvenir qu’il est là pour les deux autres sujets ? C’est déjà complexe dans les faits, voilà que ça devient complexe aussi dans ma tête… Et ces réunions perte de temps ? Ces réunions qui s’éternisent et se multiplient. Si certaines font complètement sens et sont efficaces, c’est à dire sont aussi utile à l’équipe qu’à moi, la plupart sont suffisamment mal définie pour que les débats s’éternisent et les décisions soient à peine effleurées. Et puis il y a ces réunions que je n’ose pas refuser et au cours desquelles je n’ai pas de valeur ajoutée, en tout cas, pas en proportion du temps que cela me coûte…

Et si ?… Et si j’avais le temps de bien faire ce qui est important ? Et si les personnes ne me sollicitaient que quand je suis disponible pour les écouter ? Et si les réunions étaient courtes et portaient sur les décisions à prendre et qu’elles soient prises ? Et si je ne participais qu’aux réunions qui me concernent directement ?

Et si tout cela pouvait devenir possible parce que je décide maintenant de changer mon point de vue sur les contraintes qui sont les miennes ? Et si je me donnais la permission d’essayer de petits changements dans ma façon de travailler, pour voir ce que cela fait, plutôt que de tenter de trouver LA solution miracle qui résoudrait d’un coup toutes mes difficultés ? Et si j’identifiais clairement quelles sont les contraintes qui pourraient être des créations de ma part, basées sur des certitudes, et qui m’enfermeraient dans une bouteille à mouches inconfortable ? (lire les articles « Challenger nos certitudes » et « l’invention de la réalité »)

Si vous avez envie d’explorer ces possibilités (à ce stade c’est sans risque, il s’agit juste de rêver, d’imaginer) le livre : La Semaine de 4 heures: Travaillez moins, gagnez plus et vivez mieux ! de Timothy Ferriss est un excellent commencement !

Ce livre fourmille d’astuces d’efficacité et de remises en question de pratiques coûteuses en énergie, stress et fatigue. L’ouvrage de Tim Ferriss, basé sur son expérience personnelle, propose un changement de vie basé sur l’efficacité au travail en se débarrassant de ce qui nous entrave. Il s’adresse à ceux qui sont tentés par gagner en qualité de vie au travail comme (et surtout) en dehors du travail, illustré par l’histoire vécue de T.Ferriss.

L’approche développée par l’auteur consiste à prendre conscience que nous sommes responsables d’une bonne partie de ce qui nous arrive, par nos croyances et certitudes, mais notre « bouteille à mouches » ainsi créée et entretenue nous empêche de le voir et donc d’agir.

Sortir de cette bouteille à mouches consiste donc :

  1. Prendre conscience de sa présence et de notre part de responsabilité
  2. Identifier quelques certitudes que nous sommes prêts à challenger
  3. Tester de petits changements, juste pour voir, pourvu qu’ils aient un effet bénéfique direct pour nous (et bien sûr dans le respect de l’éthique et de l’entreprise)

Voici, pour votre inspiration, quelques astuces que j’applique :

  • Commencer la journée par la tâche la plus importante. Cela suppose de savoir ce qui est le plus important, cela demande de prendre du recul sur ce que je fais, pourquoi je le fais, ce que cela signifie pour moi et ce que je vais en retirer. En d’autres mots, cela suppose de connaitre le sens de ce que je fais en ce moment. Et aussi cela suppose de faire un choix : c’est agréable « d’avoir la main ». Je ne suis alors disponible pour personne, sauf en cas d’alarme incendie…
  • Lorsque le plus important est fait, que cela me prenne cinq minutes certains matins ou deux à trois heures d’autres matins, je me connecte et consulte ma messagerie. Qu’est-ce que c’est agréable de consulter les demandes et autres informations lorsqu’on sait que le plus important de la journée est fait !
  • J’organise systématiquement des réunions d’une demi-heure max,
  • Je refuse (poliment) les réunions pour lesquelles je ne perçois pas clairement la valeur et demande à recevoir le compte-rendu,

Concernant la messagerie, j’utilise Outlook et voici quelques trucs qui me facilitent la vie depuis des années :

  • J’utilise une règle pour mettre dans un répertoire à part les mails où je suis « en copie » . Ainsi, dans ma boite de réception, il n’y a plus que les emails qui me sont directement adressés (que je sois l’unique destinataire ou non): du coup il y a moins d’emails à consulter ! C’est déjà un point agréable. A l’origine de cette décision, l’hypothèse (maintenant vérifiée depuis plusieurs années) est que lorsque je suis en copie d’un email, je n’y suis que pour information et il ne s’agit donc pas d’une demande spécifique qui m’est adressée, donc leur lecture passera après les emails qui me sont directement adressés. Quand j’ai le temps, j’ouvre le répertoire Outlook des emails « en copie », je survole les titres et consulte uniquement ceux qui semblent concerner directement ce que je suis en train de faire. Quand j’ai vraiment le temps, je lis les emails en copie.
  • mettre les emails volumineux sur le disque dur : j’en avais assez d’avoir ma messagerie saturée par les emails parfois volumineux que je reçois (du genre énorme présentation PowerPoint). Par une règle Outlook, tous les emails dont la taille dépasse 1 méga-octet sont directement stockés sur mon disque dur dans un répertoire qui s’appelle « Gros Machins », libérant ainsi l’espace sur mon compte Outlook, et en même temps, un avertissement s’inscrit sur mon écran pour me dire qu’ un « gros machin » est arrivé.

 

  • La fin de l’arborescence infinie des dossiers multiples : j’en ai eu marre de créer des dossiers pout classer mes trucs sur mon ordinateur. La structure des dossiers nécessaire dépend du moment, du contexte et de ce qu’on a besoin. Résultat : si je veux retrouver efficacement un email ou une pièce jointe, il me fallait connaître presque par cœur la structure d’archivage et j’ai autre chose à faire de ma mémoire ! Alors depuis deux ans, j’utilise Mailstore home (voir leur site ici). Un logiciel gratuit qui me permet de mettre en vrac tous mes emails dans un seul répertoire et qui les archive avec une grande efficacité. Non seulement il est très rapide, il permet toutes formes de recherche par mots-clés, mais il permet aussi d’enregistrer des combinaisons de mots-clés sous forme de requêtes : ce sont alors des dossiers dynamiques, toujours à jour. La seule contrainte devient : basculer les contenus de ma boite mail dans le répertoire annuel sur mon disque dur et lancer l’archivage : ceci me prend 5 minutes chaque semaine. 5 min par semaine pour avoir des dossiers toujours à jour, ça me convient.

Au final, j’utilise le temps gagné par exemple pour rencontrer informellement des personnes (c’est fou le nombre de réunions que cela me fait économiser), me détendre ou encore faire de la veille sur internet sur mes thèmes favoris avec stockage sur Evernote (voir leur site ici) pour mémoire ou consultation différée.

Je ne sais plus qui a écrit cette phrase (un moine bouddhiste indien)que j’aime beaucoup : « Nous sommes prisonniers de ce que nous refusons, mais nous sommes libérés par ce que nous acceptons ».

Je vous laisse réfléchir là-dessus comme dirait Gustave Parking. 😉

Innover ? Ah bon ?

 Dans la catégorie : 1. Pré-Iniquien, Livre
Fév 092013
 

Innover avec mon équipe ? Ben non, je ne suis pas en R&D…

C’est une réaction que j’ai souvent entendue, et pourtant ! C’est vrai que, dès lors qu’on entend parler d’innovation, c’est surtout au sujet de nouveaux produits. Ce phénomène est renforcé par le nombre d’ouvrages consacrés à l’innovation qui semblent traiter de façon quasi-exclusive des nouveaux produits. Mais il n’y a heureusement pas que ce thème qui est traité ! J’ai déjà eu l’occasion de présenter un livre sur l’innovation managériale : « La fin du management ? » de G.Hamel.

En fait il y a un très grand nombre de champs d’innovation : les produits, les procédés, les processus, le travail en équipe, le management, les organisations, les paradigmes, les outils, etc. Tout peut être support et objet d’innovation si tant est qu’une idée nouvelle pour nous y apportera un nouveau bénéfice, matériel, économique, personnel ou autre.

Innover c’est créer de la valeur à partir d’une idée nouvelle pour nous. Innover, c’est non seulement trouver l’idée, mais c’est aussi l’action de la matérialiser, de la proposer, de la faire exister, de convaincre, de démontrer et d’en obtenir le maximum de valeur (humaine, sociale, personnelle, financière, etc.). Le livre dont je parle aujourd’hui décrit bien les challenges que rencontre un innovateur dans une entreprise : The Other Side of Innovation: Solving the Execution Challenge, de Vijay Govindarajan, paru en 2010 chez Havard Business Review Press.

Il y a un lien fort entre innovation et changement (ça va sans le dire, mais ça va mieux en le disant), et le changement affecte non seulement l’objet du changement (le produit, le processus ou autre) mais aussi et surtout les personnes qui mettent en œuvre ou bénéficient de cette innovation (changement).

De même qu’il y a deux types de changement (changement 1 et changement 2), il y a deux types d’Innovations :

  • L’innovation d’Amélioration : on la trouve dans toutes les démarches d’Amélioration Continue qui visent à changer un produit ou un processus par exemple, sans en changer les fondamentaux: il s’agit de changements 1, efficaces jusqu’à une certaine limite qui correspond au moment où l’énergie à consacrer devient disproportionnée par rapport au bénéfice obtenu. Un exemple : l’évolution des télévisions : on a des écrans de plus en plus plats, un son de meilleure qualité, un choix de plus en grand d’émissions et ce sont toujours les même principes fondamentaux d’un émetteur et d’un récepteur passif d’émissions.
  • L’innovation de Rupture : elle consiste à changer les principes fondamentaux d’un produit ou d’une approche. Il s’agit d’un changement 2, avec son lot d’incompréhension, de résistances. Un exemple avec l’évolution du disque audio, il y avait le vinyle qui était l’évolution perfectionnée des premiers phonographes sur rouleaux de cire, qui fonctionnaient en gravant sur un support les vibrations de l’air qui font les sons pour pouvoir les reproduire le plus fidèlement possible. Et puis il y a eu les CD sur lesquels le son est codé par des nombres binaires : il n’y a plus de lien physique entre le son et ce qui y est enregistré (des nombres). Les premières réactions étaient : « c’est un gadget », « jamais on ne pourra reproduire l’intégralité de la perfection d’un instrument », etc. Et pourtant…cette innovation a ouvert la voie à beaucoup d’opportunités de partage de la musique ou du son sur le web par exemple, impossibles à envisager à partir des disques vinyles.

Si vous décidez d’innover avec votre équipe : une recommandation et quelques pièges :

-assurez-vous que les champs d’innovation que vous allez explorer répondent à une intention stratégique claire pour votre service ou votre entreprise : n’y allez pas à l’ « aveuglette » ! En gros, ça peut être sympa d’innover sur les nouvelles possibilités d’emboutissage, mais si votre entreprise a la stratégie de passer à la gravure et au découpage laser, vous allez rater votre effet….

-Mettre en place un équipe innovante, les pièges classiques (je ne donne pas de solutions, ce serait limiter arbitrairement votre imagination !) :

Piège #1 : Impliquer les personnes disponibles avec qui vous travaillez habituellement : c’est le meilleur moyen pour ne rien changer. Cherchez la diversité des talents, des compétences, des points de vue que ce soit au sein de l’entreprise, ou mieux, à l’extérieur

Piège #2 : Garder les mêmes définitions de poste : surtout pas, ce serait garder les même limites imposées à chacun.

Piège #3 : Mesurer les progrès avec les indicateurs habituels : c’est une excellente façon de revenir instantanément dans le cadre habituel et d’éliminer toute nouveauté qui pourrait sortir du cadre.

Piège #4 : Rester dans le cadre des paradigmes en cours (e.g. « ce qui compte c’est de réduire en permanence les pertes ») : Les mêmes formulations des intentions stratégiques induisent les même solutions : plutôt que de réduire les freintes, quelles sont les idées (saugrenues) qui permettraient de les éliminer !

Piège #5 : Utiliser les méthodes approuvées par l’entreprise : si elles avaient permis l’innovation de rupture, vous ne vous poseriez pas la question ! Lean, 6 sigma sont d’excellentes approches de changement 1, basée notamment sur le paradigme de la « root-cause » en ce qui concerne le 6 sigma (voir l’article de la semaine dernière : « Chevaucher son tigre »).

Piège  #6 : « le manager doit avoir une longueur d’avance sur son équipe », rien de plus faux en termes d’innovation : l’innovation est basée sur l’intelligence collective ! Lâchez prise sur cette idée du manager « qui sait et doit savoir », intégrez-vous au groupe, portez et laissez-vous porter !

Pour innover, il faut oser, rêver, oser rêver, être concret, convaincre, insister, imaginer, sortir du cadre, défendre, proposer, revenir, y croire, commencer petit, prototyper, accepter, recommencer, intéresser, décider, protéger, améliorer, diriger, déléguer, orienter et … innover !

Pour conclure, je laisse la parole à Gustave Parking : « Seule la crainte de la folie nous fera descendre le chapeau de l’imagination. », je vous laisse réfléchir là-dessus  😉

 

Chevaucher son Tigre

 Dans la catégorie : 1. Pré-Iniquien, Livre
Fév 032013
 

Chevaucher son tigre

Ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simples.
La résolution des problèmes est en général, pour le manager et son équipe, l’activité à la fois parasite et principale à la bonne conduite de son activité fondamentale.
Si l’activité fondamentale de l’équipe est la production de pièces détachées, de voitures ou de plats dans un restaurant, alors résoudre les problèmes qui se présentent régulièrement est l’activité indispensable pour maintenir la performance et atteindre les objectifs.

Comme le disent certains : « s’il n’y avait pas de problèmes, on n’aurait pas besoin de nous… », une façon assez paradoxale d’exprimer le rôle de chacun : ce n’est pas l’activité fondamentale elle-même qui importe, mais le fait d’empêcher les difficultés de perturber cette même activité. Comme s’il y avait une relation linéaire entre les problèmes qui viennent gêner voire empêcher la production et la production elle-même qui subit les effets néfastes des problèmes.

Résoudre les problèmes de façon rapide et définitive est une activité à part entière de l’entreprise. Il y a des approches méthodologiques pour cela.

Elles sont standardisées pour la plupart et présentent souvent un aspect linéaire : je décris le problème puis je cherche les causes du problème puis j’élimine les causes puis je place le processus sous contrôle et enfin je m’assure que les causes ne réapparaissent pas.

Cette standardisation, qui vise l’efficacité de la mise en œuvre de la méthode, peut constituer à terme une « bouteille à mouches », c’est à dire un système de certitudes qui devient contraignant, car il limite les possibilités de réflexion et de changement.

Par exemple, le principe que tout problème doive provenir d’une cause dite « racine » (la root-cause) est largement répandu : dans l’industrie, dans la médecine, dans la psychanalyse, etc. pour ne citer que ces domaines là. L’application à la lettre de ce principe peut conduire à considérer de façon dogmatique que « résoudre un problème revient à identifier et éliminer la cause-racine », ce qui est faux :

1. il existe des solutions dites « symptomatiques » qui consistent à éliminer les conséquences d’un problème, sans pour autant éliminer la cause : par exemple, les lunettes de vue pour les personnes prenant de l’âge…
2. le problème peut être généré par l’activité elle-même : éliminer la cause revient à éliminer l’activité (ce qui peut être effectivement une solution !) : la relation entre problème et activité n’est pas linéaire mais circulaire. Par exemple, une machine porte en elle-même les problèmes qui peuvent apparaître, la notion de fiabilité, d’amélioration continue ou d’amélioration par rupture constituent alors les solutions. (Lire article sur changements 1 et changements 2). Comme dit Gustave Parking : « Le mariage c’est résoudre à deux des problèmes qu’on aurait jamais eu tout seul… », je vous laisse réfléchir là-dessus.
3. dans certains cas, le problème vient de solutions mises en place auparavant : voir l’article sur le changement.

Giorgio Nardone, avec Chevaucher son tigre : L’art du stratagème ou comment résoudre des problèmes compliqués avec des solutions simples, paru aux éditions Seuil en 2008, apporte des éclairages nouveaux en réveillant des savoirs anciens : l’art de la Métis (la ruse) de la Grèce antique, l’art de la guerre de la Chine antique et l’art de la rhétorique, des Sophistes à Pascal.

L’intérêt pour moi de ce livre est d’ouvrir d’autres perspectives qui sont autant de possibilités de regarder différemment la résolution d’un problème, qu’il soit relationnel ou technique. Ce livre fait travailler l’imagination.

De plus, Nardone présente un certain nombre de « stratagèmes » concrets bien que paradoxaux qu’il appelle les « stratagèmes essentiels ».

Par exemple : « Pour redresser une chose, il faut apprendre à la tordre d’avantage ». J’ai eu l’occasion d’utiliser ce stratagème depuis longtemps avec mes équipes : nous avions établi, pour tout nouveau projet, une séance de « kill the project » qui visait à trouver toutes les façons de faire pour que le projet ne réussisse pas, ce qui nous donnait en regard tout ce qu’il s’agissait d’éviter. C’est une approche très puissante, tant pour le projet que pour l’équipe qui prend conscience du pouvoir qu’elle a à échouer et donc en miroir, à réussir !

Récemment, à l’occasion d’une discussion avec un manager qui se trouvait face à un problème de changement qu’il souhaitait faire amorcer à son équipe. Ce manager me demandait ce que j’en pensais et comment aborder ce problème. Je lui posai quelques questions, et notamment : « qu’est-ce qu’il suffirait que tu dises pour planter ton projet ? » J’ai vu son visage s’éclairer et lorsque je l’ai revu quelques jours après, ce manager m’a dit que cette question avait été pour lui « à la fois motivante et porteuse d’une ‘vraie’ réflexion ».

Il y a beaucoup d’autres stratagèmes présentés, certains m’inspirent, d’autres non… pour le moment !

Et vous ?

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